avril, 2014

Maniac cop

Jeudi, avril 17th, 2014

Maniac copWilliam Lustig est bien connu des fans du gore pour avoir réalisé le légendaire « Maniac ». On frétillait d’impatience rien qu’à l’énoncé de son nouveau titre, « Maniac cop », produit par Larry Cohen himself. Le cocktail semblait explosif, malsain à souhait. Le résultat est une relative déception. Certes, Lustig a réussi un thriller ultra-violent, bourré de scènes impressionnantes de savoir-faire. Il y manque seulement l’essentiel le côté déglingué, maladif et baroque à la fois, de « Ma-niac ». Son tueur-flic n’est jamais qu’un maniaque masqué qui s’apparente désormais à un succédané du Jason de «Vendredi t3» ou du Michael de « Halloween ». Il tue, OK, implacablement, gratuitement, choisissant ses victimes au hasard, il assassine, écrabouille, déchiquette, mutile et défigure sans aucune distinction. Mais le scénario fonctionne comme une mécanique, comme un jeu de cache-cache entre les enquêteurs et le coupable, avec fausses pistes. interrogations sur l’identité et les mobiles du maniaque (l’explication sera décevante). Le jeu de cache-cache dans les immeubles, les escaliers, les entrepôts, tout ceci sent le déjà vu, et plus encore les cascades automobiles finales. Quoi qu’il en soit, nous aurons droit à une « suite », annoncée au dernier plan selon un cliché devenu burlesque.

La fissure

La fissureIl suffit parfois que la route s’abatte sur un arbre pour ouvrir une des sept portes de l’enfer. C’est ce qui arrive dans le jardin du jeune Glenn. Dès lors, des profondeurs de gouffre remontent beaucoup de créatures plus facétieuses et plus hideuses les unes que les autres. C’est «ET », version épouvante. Un duo de gamins adorables, plus une adolescente assez gironde, vont affronter de petits démons, un zombie vêtu d’un bleu de travail et le prince des enfers lui-même. Le tout sur un rythme d’enfer (c’est le cas de le dire), et avec des effets spéciaux et des maquillages dûs à des gens qui ont travaillé sur « The thing », « SOS fantômes », « Poltergeist ». L’ensemble est plutôt réussi, effrayant mais pas trop, à tel point que voilà probablement le premier film d’horreur conçu et réalisé avant tout pour des enfants. Préparez-leur un remontant à la framboise en cas d’évanouissement. Vous. en tout cas,. vous y prendrez votre pied.

Les feux de la nuit

Samedi, avril 5th, 2014

Les feux de la nuit   Les yuppies paumés et carburant à la coke semblent avoir le ticket actuellement à Hollywood puisque deux mois après la sortie de « Neige sur Bervely Hills », voilà maintenant la version made in Manhattan des malheurs d’un cocaïnomane en proie au dilemme classique « qui suis-je, où vais-je, que fais-je ? ». Nous, on lui conseillerait de la fermer une fois pour toutes, tant ses préoccupations existentialistes ont du mal à passer l’écran et à nous toucher vraiment. Pour mieux dresser le tableau, précisons que Jaimie (le héros) est un journaliste qui s’ennuie à mourir au sein de la revue à laquelle il collabore. Pas étonnant, au vu de sa vie nocturne des plus agitées qui le voit papillonner de bars en discothèques plus ou moins branchées, avec des filles plus ou moins attirantes et surtout de la coke (beaucoup plus que moins) à s’en éclater les narines. Et, pour couronner le tout, sachez. que ce pauvre garçon vient de perdre sa mère victime d’un cancer avant de se faire plaquer par sa femme. De cette trame, Bridges aurait pu nous offrir un film ironique, cynique, mais pas le résultat qui nous est donné à voir ici. Les personnages (et donc les octeurs qui les incarnent) apparaissent et disparaissent au gré des tribulations de Jaimie. Leur trop grande disparité et leur incohérence rendent impossible toute velléité de sympathie du spectateur à leur égard. Peu concernés par ce qui se déroule sur l’écran, on décroche assez rapidement et on a hâte que ce pauvre Michael J. Fox (peut-être trop jeune pour le rôle) se calme pour de bon et éteigne enfin ces « feux de l’ennui ».