octobre, 2014

Histoires fantastiques (Amazing stories)

Lundi, octobre 20th, 2014

Histoires fantastiquesLa mascotte : Jonathan, mitrailleur en mission au-dessus de l’Allemagne, est bloqué dans la tourelle ventrale de son avion. Et l’engin va devoir atterrir, en catastrophe, sur le… ventre. C’est la mort certaine, à moins d’un miracle… Papa, momie : Pour les besoins d’un film, un acteur se balade dans les marais, déguisé en momie. Or, une vraie momie sévit depuis des siècles dans la région. Aïe, aïe, aie…

La mauvaise tête : Deux étudiants, sévèrement punis par leur irascible professeur de littérature anglaise, lui jettent un mauvais sort. Mais une légère erreur dans la préparation des ingrédients va provoquer un énorme retournement de situation… Ces trois sketches, tirés de la série Amazing Stories, ont été produits par Spielberg pour la télévision américaine. L’humour côtoie ici le fantastique avec maestria et le premier épisode (réalisé par maître Spielberg) ajoute, en plus, une note de poésie superbe. Un véritable régal, donc.

De sang froid (The boys nextdoor)

Ayant obtenu leur diplôme de fin d’année, deux adolescents désœuvrés font une virée à Los Angeles, avant leur départ pour le service militaire. Leur itinéraire est ponctué de violences qui vont jusqu’au meurtre. Le titre français, idiot, prête à la confusion avec le film de Richard Brooks, d’après le best-seller de Truman Capote. Le film de Penelope Spheeris est un petit film brutal et sans concession qui peint avec justesse une certaine jeunesse désœuvrée. A découvrir.

Le lendemain du crime (The morningafter)

Actrice alcoolique, Alex se réveille après une nuit d’ivresse dans le lit du roi du porno californien, dont le corps gît, poignardé, à ses côtés. Sans alibi, elle tente de fuir Los Angeles. Sur son chemin, elle tombe sur un ex-flic, qui va l’aider. Qu’est allé faire Sidney Lumet dans cette galère ? L’histoire policière est d’une banalité à pleurer et le suspense, très artificiellement maintenu. L’ensemble vise uniquement à offrir à Jane Fonda une performance «oscarisable». Mais le film, impersonnel, ennuie. Sauf dans la dernière scène où les comédiens apportent, enfin, l’émotion.

Angel Heart, aux portes de l’enfer

Angel Heart

Harlem 1955. Harry Angel, détective privé, est chargé par Louis Cyphre de retrouver un certain Johnny Favorite, un crooner à succès qui a brusquement disparu. L’enquête d’Harry le conduit dans une histoire mystérieuse qui finit par le remettre lui-même en question. Angel Heurt est un chef-d’œuvre du film noir. Alan Parker, adaptant un roman fantastique, n’hésite pas à désigner le mal : Satan lui-même. Et son film devient une quête désespérée de l’identité, sous le signe de l’innocence perdue. Admirablement lyrique et magnifiquement interprété, Angel Heurt rappelle que le polar, comme le fantastique, est réussi quand il se situe au cœur du noir.

Mon bel amour, ma déchirure

Mercredi, octobre 8th, 2014

Mon bel amour, ma déchirurePatrick, jeune zonard délinquant, rencontre dans un petit théâtre une jeune comédienne, Catherine. Une irrésistible attraction physique les unit. Patrick joue avec le désir de Catherine. Celle-ci, décrochant enfin un rôle important, veut se débarrasser de lui. Écrit par Louis Calaferte, auteur de l’inoubliable Requiem des innocents, le film de José Pinheiro aborde le problème des rapports de l’art et de la vie ou, plutôt, comment le premier est nourri par la seconde. Dans sa volonté de franchise, le récit n’évite pas toujours la provocation et les maladresses. Mais cette histoire d’érotisme et de mort a du punch.

Marathon

Charles Forsythe, un major de l’armée américaine, sert sur la base de l’OTAN à Rome. Une blessure au Viêt-Nam lui a laissé des séquelles psychiques, qui se traduisent par des actes de cruauté vis-à-vis de ses hommes. Sarah, sa femme, enceinte, l’ayant empêché d’obtenir une promotion, il lui administre une violente correction qui coûte la vie au bébé. Pour se venger, Sarah décide de battre son mari, là où la blessure sera la plus profonde : le marathon, dont il sort habituellement vainqueur. Le dernier film de Terence Young sort en vidéo avant le cinéma, ce qui est déjà un événement en soi. L’œuvre est inégale ; le début est assez mou, comme si Terence Young s’en désintéressait ; par contre, dès le premier affrontement entre le major et sa femme, le réalisateur retrouve un punch qui n’est pas sans rappeler celui du célèbre huis clos de Seule dans la nuit. Mais, après la séquence du marathon, débute une enquête de police sur la disparition du major qui est très bavarde et n’a pas vraiment d’intérêt. Heureusement, la scène finale, le dernier affrontement, se conclut de façon originale et ramène l’émotion au premier plan.