Histoires fantastiques (Amazing stories)

Histoires fantastiquesLa mascotte : Jonathan, mitrailleur en mission au-dessus de l’Allemagne, est bloqué dans la tourelle ventrale de son avion. Et l’engin va devoir atterrir, en catastrophe, sur le… ventre. C’est la mort certaine, à moins d’un miracle… Papa, momie : Pour les besoins d’un film, un acteur se balade dans les marais, déguisé en momie. Or, une vraie momie sévit depuis des siècles dans la région. Aïe, aïe, aie…

La mauvaise tête : Deux étudiants, sévèrement punis par leur irascible professeur de littérature anglaise, lui jettent un mauvais sort. Mais une légère erreur dans la préparation des ingrédients va provoquer un énorme retournement de situation… Ces trois sketches, tirés de la série Amazing Stories, ont été produits par Spielberg pour la télévision américaine. L’humour côtoie ici le fantastique avec maestria et le premier épisode (réalisé par maître Spielberg) ajoute, en plus, une note de poésie superbe. Un véritable régal, donc.

De sang froid (The boys nextdoor)

Ayant obtenu leur diplôme de fin d’année, deux adolescents désœuvrés font une virée à Los Angeles, avant leur départ pour le service militaire. Leur itinéraire est ponctué de violences qui vont jusqu’au meurtre. Le titre français, idiot, prête à la confusion avec le film de Richard Brooks, d’après le best-seller de Truman Capote. Le film de Penelope Spheeris est un petit film brutal et sans concession qui peint avec justesse une certaine jeunesse désœuvrée. A découvrir.

Le lendemain du crime (The morningafter)

Actrice alcoolique, Alex se réveille après une nuit d’ivresse dans le lit du roi du porno californien, dont le corps gît, poignardé, à ses côtés. Sans alibi, elle tente de fuir Los Angeles. Sur son chemin, elle tombe sur un ex-flic, qui va l’aider. Qu’est allé faire Sidney Lumet dans cette galère ? L’histoire policière est d’une banalité à pleurer et le suspense, très artificiellement maintenu. L’ensemble vise uniquement à offrir à Jane Fonda une performance «oscarisable». Mais le film, impersonnel, ennuie. Sauf dans la dernière scène où les comédiens apportent, enfin, l’émotion.

Angel Heart, aux portes de l’enfer

Angel Heart

Harlem 1955. Harry Angel, détective privé, est chargé par Louis Cyphre de retrouver un certain Johnny Favorite, un crooner à succès qui a brusquement disparu. L’enquête d’Harry le conduit dans une histoire mystérieuse qui finit par le remettre lui-même en question. Angel Heurt est un chef-d’œuvre du film noir. Alan Parker, adaptant un roman fantastique, n’hésite pas à désigner le mal : Satan lui-même. Et son film devient une quête désespérée de l’identité, sous le signe de l’innocence perdue. Admirablement lyrique et magnifiquement interprété, Angel Heurt rappelle que le polar, comme le fantastique, est réussi quand il se situe au cœur du noir.

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