Les 4 mercredis

MusclorFilm Office sort son sixième volume des exploits de Musclor dans Les maîtres de l’univers (81/83. 78 mn). Trois épisodes au cours desquels le prince Adam affronte son éternel ennemi, Skeletor. Océanor veut s’emparer d’un appareil à ultra-sons qui lui donnerait un contrôle absolu sur tous les animaux ; le peuple des cavernes et le peuple des arbres s’entre-tuent pour la possession de la petite Estria aux pouvoirs merveilleux tandis que Maître d’armes est transformé en statue de cristal par Skeletor : c’est alors que le prince Adam se transforme en Musclor grâce aux pouvoirs de son épée magique et prend les choses en mains avec Tula, Orko et les autres… Peu de nouveauté dans ces épisodes dont l’issue est trop certaine… et ce n’est pas la qualité de l’animation qui va faire passer la pilule ! Antarès continue, de son côté, à nous offrir les trésors de l’animation russe dans sa collection «Réglisse», avec La légende du Tsar Saltan (50 mn) d’après un conte de Pouchkine, réalisé par Ivan Vano (dont on a vu, récemment, la très jolie Reine des glaces). Le Tsar Saltan épouse une jeune paysanne pour sa beauté. Mais ses cousines, jalouses, se vengent d’elle en faisant croire au tsar en campagne, que le fils qu’elle a mis au monde est un monstre. Il bannit de son royaume la mère et l’enfant qui vont voguer sur la mer dans un tonneau pendant vingt années. Ensuite-, le jeune prince Guidon vit dans une merveilleuse cité sur une île où ils ont échoué, mais il rêve de connaître son père. Et ce sont les visites régulières des marchands qui créent un pont entre eux. Aidé par un cygne blanc qu’il a sauvé des griffes d’un épervier, le jeune prince retrouvera l’amour de son père et découvrira dans le cygne blanc, la jeune fille qu’il rêvait d’épouser… L’animation est plus raide que dans La reine des glaces ; malgré de beaux dessins et des décors aux couleurs très soignées, l’ensemble est moins réussi. Chez Vestron, une production Golan/Globus de Boaz Davidson (1986. 86 mn). Mon aventure africaine raconte le voyage en Afrique de Ben McNamara, douze ans, fils d’un sénateur, accompagné de son mentor, Big Bad Joe (Dom de Luise) et guidé par Mozambo, grand organisateur de safaris. La traversée d’une grande réserve d’animaux en liberté, une séance chez un «dentiste local» et la rencontre avec Bonzo, un chimpanzé qui parle, marqueront ce périple haut en couleurs, bien qu’un tantinet balourd quant à l’humour pratiqué… Le comique est si maladroit qu’on est tenté de le qualifier de raciste. Heureusement, les Blancs ne sont pas non plus des lumières dans cette histoire (Herbert Lom est pitoyable, qu’allait-il faire dans cette galère ?) mais Dom de Luise arrive à être drôle dans ses démêlés avec les animaux sauvages. L’entreprise est ambitieuse, certains moments très soignés et réussis (le passage dans le cirque à la fin) mais cela ne suffit pas. Les moyens sont là, mais il n’y a pas la grâce. Mais, pour vous prouver que je peux aussi critiquer les productions Walt Disney, j’ai gardé ma mauvaise humeur pour la fin, à propos de la dernière cassette de dessins animés La joyeuse ménagerie (76 mn). Nous avons là une sélection de huit dessins animés (de 1934 à 1967), avec cinq Donald, dont un déjà vu dans Donald et Dingo au Far-West (Donald au ranch), un vieux Mickey (1935) totalement surréaliste et extraordinaire (La fanfare), et deux autres avec des souris (La souris volante et Franklin et moi) qui figuraient déjà dans Il était une fois une souris… Est-il besoin d’en dire plus ? Entre Disney Channel, le samedi soir et les cassettes vidéo qui resservent du déjà-vu, on va arriver — et c’est bien dommage — à une véritable overdose de dessins animés vus et revus avec Mickey, Donald et compagnie. Ce n’est pas du travail sérieux !

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