Les feux de la nuit

Les feux de la nuit   Les yuppies paumés et carburant à la coke semblent avoir le ticket actuellement à Hollywood puisque deux mois après la sortie de « Neige sur Bervely Hills », voilà maintenant la version made in Manhattan des malheurs d’un cocaïnomane en proie au dilemme classique « qui suis-je, où vais-je, que fais-je ? ». Nous, on lui conseillerait de la fermer une fois pour toutes, tant ses préoccupations existentialistes ont du mal à passer l’écran et à nous toucher vraiment. Pour mieux dresser le tableau, précisons que Jaimie (le héros) est un journaliste qui s’ennuie à mourir au sein de la revue à laquelle il collabore. Pas étonnant, au vu de sa vie nocturne des plus agitées qui le voit papillonner de bars en discothèques plus ou moins branchées, avec des filles plus ou moins attirantes et surtout de la coke (beaucoup plus que moins) à s’en éclater les narines. Et, pour couronner le tout, sachez. que ce pauvre garçon vient de perdre sa mère victime d’un cancer avant de se faire plaquer par sa femme. De cette trame, Bridges aurait pu nous offrir un film ironique, cynique, mais pas le résultat qui nous est donné à voir ici. Les personnages (et donc les octeurs qui les incarnent) apparaissent et disparaissent au gré des tribulations de Jaimie. Leur trop grande disparité et leur incohérence rendent impossible toute velléité de sympathie du spectateur à leur égard. Peu concernés par ce qui se déroule sur l’écran, on décroche assez rapidement et on a hâte que ce pauvre Michael J. Fox (peut-être trop jeune pour le rôle) se calme pour de bon et éteigne enfin ces « feux de l’ennui ».

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