Pioneer, une certaine idée de la chaîne audiovisuelle

Nous ne sommes plus qu’à quelques encablures du troisième millénaire, et tout le monde se demande ce que sera demain. En matière d’audiovisuel, on peut penser que les satellites navigueront par dizaines au-dessus de nos têtes pour diffuser de nombreux programmes venus du monde entier. En attendant l’avènement de la haute définition, et donc du téléviseur à écran plat avec résolution parfaite, les appareils actuels nous donnent déjà de belles satisfactions. De nombreux fabricants ont répondu au besoin technique et… social. Le cocooning fait la part belle au cinéma à domicile et ce n’est pas MTT .qui s’en plaindra. Pour déguster les divers programmes proposés (audio et vidéo), on peut aujourd’hui disposer d’un matériel de pointe à un prix assez raisonnable. Dans ce cadre, le concept de la «chaîne audiovisuelle» fait merveille. Pouvoir relier chaîne hautefidélité (avec lecteur CD), téléviseur, magnétoscope et, désormais, lecteur CDV est le nouvel atout de cette fin des années 80. Bien entendu, le téléviseur reste l’élément central, le «récepteur» idéal. Comme nous le ferons de temps à autre, nous allons ici mettre en avant une gamme de produits susceptibles de combler les vidéophiles les plus exigeants. Ce mois-ci, nous mettons l’accent sur la nouvelle série de téléviseurs lancée récemment par Pioneer.Pioneer En avant-goût, et pour confirmer cette notion de chaîne de l’image, signalons la naissance de la télécommande Control Unit Pioneer. Celle-ci permet de mémoriser jusqu’à quinze fonctions provenant d’une autre télécommande audio ou vidéo. C’est le cerveau de l’ensemble des téléviseurs regroupés sous l’appellation série I (comme intelligente, of course). Conçus dans un double souci d’esthétique et de performances de haut niveau, ces nouveaux modèles, d’une finition noire et lisse, sont montés sur pieds dorés ou argentés. Au programme, trois appareils (55, 63 et 70 cm d’écran teinté) qui bénéficient des dernières trouvailles en matière de technologie : syntoniseur digital, recherche automatique des canaux, son spatial stéréo, commutation Canal + réelle, sortie audio à niveau variable, technologie CTI (Colour transient improvement) pour la définition d’image, etc. Bien sûr, ils sont tous aux standards Pal Sécam, élément indispensable à l’heure actuelle, et l’on peut compléter un de ces modèles par le nouveau magnétoscope VR535, haut de gamme aux multiples fonctions, à découvrir d’urgence (5 790 francs). Les produits de la gamme I sont, eux, vendus à un prix plus que correct, en l’occurrence 5 790 francs pour le SV 21 (70 cm), 6 490 francs pour le SV 25 (63 cm) et 6 990 francs pour le SV 28 (70 cm). Vous savez tout (ou presque), il ne vous reste plus qu’à tester ces modèles chez votre revendeur préféré. On en reparlera en l’an 2 000…

Extraterrestres et lunettes noires pour John Carpenter

Nous avons été, dans la profession, les premiers à rougir de stupeur. Un éditeur spécialisé dans le hard pur et dur, subtilement intitulé Métal X, se lance à corps perdu dans la commercialisation de séries B nocturnes et bizarres, toutes caractérisées par une réalisation d’enfer et un sujet hors du commun. Comment ne pas se réjouir d’un tel revirement, d’autant que le chef de file de ces nouveaux programmes n’est pas vraiment le fait d’un inconnu puisqu’il s’agit d’«Invasion Los Angeles», réalisé par John Carpenter, qui met en scène la bien curieuse aventure d’un certain John Nada. Adepte du bodybuilding et ouvrier sans emploi, il décide de se rendre à Los Angeles pour trouver un job sur un chantier. Sans logement, il finit par échouer dans une espèce de «zone» où se lamentent des centaines d’hommes dans sa situation. Tout à fait par hasard, il se rend compte d’un étrange trafic de lunettes d’un genre bien particulier. En effet, elles permettent de détecter l’existence d’un monde parallèle peuplé d’extraterrestres au visage complètement écorché, quasiment squelettiques, dont le seul but est de dominer le monde et de s’approprier toutes les richesses de la planète. On le constatera, l’histoire n’est pas neuve malgré l’incisive trouvaille des lunettes qui disent tout. Seul le traitement du réalisateur lui confère une grande originalité.John Carpenter Précisons que John Carpenter a eu, dans le domaine du fantastique, sa grande heure de gloire. Il s’est fait les griffes avec «Dark star» (Delta) en 1976 et «Assaut» (RCV) en 1974, tous deux toujours très prisés des cinéphiles. Mais c’est avec «Halloween» (en français «La nuit des masques», disponible chez Warner) qu’il a explosé réellement. En réactualisant le psycho killer, il a réussi à en faire un véritable mythe. A meilleure preuve, voyez les innombrables séquelles de cet unique petit bijou. Dans la foulée, il réalisera deux films très intéressants, aux scénarios qui peuvent surprendre, «Fog» et «New York 1997» (tous deux chez Warner). Puis en 1982, il tournera «The thing» (CIO), un remake du film homonyme d’Howard Hawks, et enchaînera, l’année suivante, avec «Christine» (GCR), d’après un roman de Stephen King. Ces deux films ayant remporté un vif succès aux USA, et malgré le semi-échec de «Starman» (GCR) tourné avec peu de moyens, les producteurs décideront alors de confier à Carpenter un budget conséquent. Il mettra trois ans à peaufiner le scénario et multipliera les repérages pour tourner enfin «Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin» (CBS Fox). Et ce sera l’échec, le ratage, le chaos. Personne ne suit cette histoire qui mêle le merveilleux, l’aventure et la bande dessinée. Alors, finis les gros sous alloués sans compter, adieu les superproducs qui gaspillent les milliards! Big John mettra deux ans à s’en remettre. Mais l’avenir prouvera qu’il est davantage fait pour les scénars speedés, tournés à la va-vite, que pour les grosses machineries à la Spielberg. «Prince des ténèbres» (Vestron), qu’il réalisera en 1987, est une petite merveille de cinéma gothique, atroce et foncièrement méchant. «Invasion Los Angeles» (en anglais «They live», disponible chez Partner and Partner) concrétisera le style de Carpenter, sec et infiniment dépouillé. Parmi les autres sorties de ce nouveau label, signalons «Evil alter» (l’autel du Diable), «Transmutation», «Le treizième étage» et «The unnamable», d’après Lovecraft. Souhaitons longue vie à cet éditeur, et pour tout renseignement, téléphonez au 45 25 15 58 ou au 42 89 43 17.

TVA à la baisse

Lors du Conseil des ministres du 6 septembre dernier, le gouvernement a annoncé la baisse du taux majoré de la NA de 28% à 250/o. Plusieurs secteurs sont concernés, parmi lesquels les appareils photos et caméras, la parfumerie, l’industrie automobile, les cassettes vierges et les cassettes vidéo préenregistrées. Si l’on sait déjà que les cassettes érotiques et pornographiques auront également leur taux de TVA réduit le 31 décembre prochain, on ignore encore de combien…

Antarès opéras

A.T. Productions propose, à la location et à la vente (prix indicatif : de 169 à 179 francs), la collection Opéra qui, pour chaque œuvre présentée, comprend son livret complet. Évoquons quelques titres piochés au hasard dans ce catalogue fort riche. «Eugène Oneguine », «Don Juan», «Boris Godounov», «Le prince Igor», «La dame de pique», et j’en passe. Signalons également la sortie, chez Proserpine, de deux pièces classiques, «Théodore» de Corneille et «Bajazet» de Racine, et de «Village People en concert». Comme ça, tout le monde sera content.

Loubards rigolards

Frank MargerinFrank Margerin ne se contente pas de sortir régulièrement des albums, il dessine à droite et à gauche des histoires complètes. Ca va du strip en trois ca ses au récit en quatre planches. Tout ceci éparpillé dans diverses publications que le fan désespère de réunir. Alors, il l’a fait lui-même. On retrouvera dans ce recueil ses bonshommes à gros nez, ses loubards rigolards et affreux jojos, avec leur langage hilarant et, toujours dissimulé dans un coin au fond d’une case, un gag désopilant. C’est la récompense pour le lecteur attentif : du Margerin, ça se déguste! «Y’a plus de jeunesse», par Margerin, Éditions l’Echo des Savanes Albin Michel, 55 francs.

La mémoire d’Hollywood

De 1930 à 1960, un quotidien, The Hollywood Reporter, s’imposa comme le reflet implacable et souverain de l’industrie du cinéma. Tichi Wilkerson et Marcia Borie ont eu la bonne idée de regrouper, dans un gros et beau livre, quelques-uns des meilleurs articles de ce journal. Décidément, on se rend compte que la réalité d’Hollywood est davantage passionnante que sa légende. Ce pavé se dévore comme un palpitant polar. Surtout que le prix ne vous arrête pas (149 francs) vous n’aurez pas tous les matins l’occasion de partager la vie de Jean Harlow, Marlène Dietrich, Lauren Bacall, Ronald Reagan, et bien d’autres. Cette merveille est éditée par Ergo Press, qui prône un éclectisme des plus exigeants puisque, outre une collection Casting composée de monographies de comédiens (Christophe Malavoy et Sabine Azéma, déjà parues, Dominique Sanda et Richard Berry, à paraître), Ergo Press propose également un thriller grand format signé William Diehl, «Thai horse» (89 francs), et l’autobiographie de Nigel Mansell, intitulée «Challenge» (79 francs).

Erratum

Dans notre dernier numéro, nous annoncions la sortie de «L’ours» en vidéo, à la location, chez Fil à Film. En fait, ce film était disponible à la vente directement. Nous prions nos lecteurs, ainsi que l’éditeur, de nous excuser de cette involontaire erreur.

Le Who’s Who de la presse

Pour la sixième année consécutive, Edinove vient de faire paraître «Le guide des relations de presse 89». Cette bible constitue un irremplaçable instrument de travail pour les professionnels de la communication tous azimuts. En effet, les secteurs les plus divers y sont répertoriés, depuis la mode, les banques et les ambassades jusqu’aux syndicats du spectacle et aux institutions des douze pays de la CEE, en passant par les universités et écoles, et bien d’autres encore. Cet outil permet à tous et à toutes, grâce à un index extrêmement clair, de savoir, en deux secondes et sans perte de temps, qui appeler dans n’importe quel domaine. Un aide quotidien et indispensable (269 francs).

L’homme aux 1000buts

PeléL’incroyable Pelé enfin en vidéo. Cette nouvelle réjouira tous les fous de foot, d’autant que cette passionnante cassette, éditée par Vidéofilms, révèle toutes ses techniques, qui ont amené le Brésil aux plus grandes victoires de 1958 à 1974. Ce film regroupe également les meilleurs moments des trois Coupes du monde remportées par le Brésil sous le règne de Pelé. Virgin prépare aussi, pour la fin de l’année, une cassette consacrée à ce roi du ballon rond.

Viva Berlusconi

BerlusconiDepuis le 13 septembre, Berlusconi a enrichi son groupe, Fininvest, d’une branche vidéo, la Pentavidéo. Elle s’appuiera sur les structures de production, de distribution cinéma et télévision, d’édition et de publicité du groupe. Les premiers titres proposés relèvent du haut de gamme avec «Faux semblants» de Cronenberg, «The glass menagerie» de Newman, « Bye bye baby» et «Voleurs de savonnettes» de Nichetti, primé au dernier Festival de Moscou. La distribution dans les vidéoclubs sera assurée par Vivividéo et par la maison d’édition Rizzoli Corriere della Sera. Berlusconi envisagerait une distribution directe au grand public par le biais de la chaîne de magasins Standa, dont il est propriétaire…

Sony absorbe Columbia

ColumbiaLe géant de l’électronique japonais Sony a pris le contrôle de Columbia à la fin du mois de septembre. Moyennant la coquette somme de trois milliards de dollars, la méga firme ajoute à ses récentes acquisitions (CBS l’an passé) l’une des plus importantes maisons de production cinématographique mondiale. Une réorganisation du management de Columbia est à prévoir. On chuchoterait le nom de Peter Guber pour succéder à Victor A. Kaufman. Le producteur de «Batman» et de «Rain man» a été longtemps l’associé de Walter Yetnikoff, dont Sony a soutenu les productions depuis 1987. Mais au moment où nous bouclons, rien n’est encore décidé. Alors, motus…

Rossif en cassettes

Frédéric Rossif a confié à la société Vidéon l’édition d’une série de cassettes consacrée à la vie animalière. Parmi les premiers titres, signalons «Les animaux sont une fête», sur la folie des bêtes, «Les animaux du bout du monde», «Rythme africain», «Le peuple des ailes», «L’eau et les animaux». Distribués par les Éditions Montparnasse, ces films sont disponibles au prix de 99 francs l’unité dans les Fnac et les grandes surfaces. Frédéric Rossif prépare aussi une série sur des thèmes qui lui sont également chers : la philosophie et la peinture. Heureuse initiative…

Le complot de Dick Rivers

Dick RiversLe rock mène à tout, et ce n’est pas le chanteur Dick Rivers qui nous contredira. Il vient d’écrire, pour les Éditions N°1, un polar drôle et musclé, dans la bonne tradition des meilleurs romans policiers américains. Son héros, Ray Gallant, est un fou de jazz et de belles bagnoles qui enquête sur une série d’accidents de voiture pour le moins bizarres, puisqu’ils touchent aussi bien James Dean, Buddy Holly, Eddie Cochran, Elvis Presley et Chuck Berry, pour ne citer que les plus connus. Le dénouement ne manque ni de piquant ni de pittoresque, et par son style, gageons que Dick Rivers n’en restera pas à ce coup d’essai, puisque c’est déjà un coup de maître (98 francs).

Un pavé plein debulles

C’était plus qu’un pari : une gageure! Et un véritable travail de bénédictin pour le super érudit Henri Filippini, qui a conçu et écrit ce monumental «Dictionnaire de la bande dessinée», réalisé par les Éditions Bordas. Le résultat est stupéfiant, il n’a rien oublié ! Tous les pays, tous les genres, toutes les époques sont méthodiquement recensés par Filippini. Passant en revue 900 héros (le tout abondamment illustré et en couleur) et 1700 créateurs, avec un système de renvois très astucieux, on peut dire qu’il fait magistralement le tour de cette passionnante et foisonnante question. Bravo ! «Dictionnaire de la bande dessinée», par Henri Filippini, Éditions Bordas, 450 francs).

Le golf à portée de main

A l’instar de ses petits camarades de TF1 et de Canal +, Antenne 2 se lance à son tour dans l’édition vidéo en proposant une cassette didactique et passionnante, intitulée «Découverte du golf». Désormais, vous saurez vraiment tout sur ce sport en pleine expansion grâce aux conseils éclairés de Patrick Cros, vice-champion du monde au Mexique en 1966, et de Jean-Louis Calméjane, journaliste au service des sports sur A2. Il ne reste plus qu’a souhaiter que « la chaîne sans pub», du moins pendant les films, n’en reste pas là et continue à nous présenter des produits d’aussi bonne qualité.

Club vidéo loisirs

Club vidéoLa filiale Club de Bertelsmann et du groupe de la Cité, France Loisirs, diversifie son catalogue en pro posant, à partir du 1er octobre, une sélection de cinquante titres par trimestre. Fière de ses quatre millions et demi d’adhérents, France Loisirs est confortablement installée dans le secteur du livre avec ses quelque seize millions d’exemplaires vendus par an. En proposant l’ouverture des sélections mensuelles à la vidéo, la société s’est fixé comme objectif de vendre environ 100 000 cassettes par trimestre. Pour cela, des accords ont été passés avec seize des plus prestigieux éditeurs de vidéo en France. Une initiative que le Club Dial (spécialisé dans l’édition musicale) avait été le premier à proposer l’été dernier.

National Geographic vidéo

National GeographicDans le cadre des accords de distribution passés entre Warner Home Vidéo et Vestron International, six cassettes de la collection National Geographic sont désormais disponibles dans les vidéoclubs, grandes surfaces et magasins spécialisés, au prix unitaire de 149 francs environ. Les titres sont : «Attention danger : ours polaire», «La guerre des rhinos», «Les requins», «Au pays du tigre», « Les secrets du Titanic» et «La forêt tropicale». Les amateurs de vraie nature seront séduits par cette série d’un genre nouveau. Et, nous promettons, ce n’est qu’un début…

Musique Cogedep

Cogedep

Le 12 septembre dernier s’est déroulée, dans la sublime enceinte du château d’Esclimont, la deuxième convention Cogedep du disque et de la musique pour la distribution. Une douzaine d’acheteurs de la grande distribution étaient présents, ainsi que les spécialistes du monde de la musique. Beaucoup de grands dossiers furent discutés par l’ensemble des membres, mais le grand moment fut, sans conteste, la table ronde consacrée au marché du disque en Europe, avec ses réalités, ses évolutions et ses perspectives. Vivement la troisième convention.

L’année du Chat

Dans notre numéro d’avril 88, nous avons longuement évoqué, et convoqué, le dessinateur belge PhilippeGeluck et sa créature folle d’humour et de philo, le Chat. Après trois albums déjà parus, « Le Chat», « Le retour du Chat» et « La vengeance du Chat», les Éditions Casterman lancent «L’année du Chat, agenda 1990». Vous aurez ainsi le bonheur insigne de retrouver, chaque jour de l’année, les réflexions, maximes et sentences de l’un des héros les plus attachants de la BD contemporaine (89 francs).

SKC :les raisons d’une ambition

Une présence remarquée

A l’occasion du dernier Salon international son et vidéo qui vient de se tenir à la Porte de Versailles, on a beaucoup remarqué la présence de SKC. Un stand important et animé, des produits qui attestent d’une réelle volonté d’innovation, autant d’indices concordants qui nous permettent de penser que SKC est bien décidé à se battre dans la cour des grands. Les produits sont là. D’importants moyens vont être maintenant mis en œuvre pour les soutenir.

L’empire Sunkyong

Filiale du groupe Sunkyong, SKC est une grande entreprise coréenne, spécialisée dans les supports magnétiques (bandes vidéo, cassettes audio, disquettes…). Fondé en 1953, Sunkyong était, à l’origine, un groupe textile. En moins d’un demi-siècle, il a connu un développement et une diversification phénoménales : pétrole, plastique, vêtements, téléphone, bateaux, camions, construction, alimentation, engineering, hôtellerie… Aucun secteur d’activité n’échappe à ce géant qui, dans cinquante-sept pays, aligne plus de deux mille produits différents, compte cinquante mille collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires de dix milliards de dollars. Des résultats étonnants qui permettent à Sunkyong d’être classé par le magazine Fortune comme la soixante-deuxième compagnie mondiale (hors USA).Sunkyong

Une recherche constante de la qualité

SKC peut expliquer sa réussite par son intégration verticale, à l’intérieur de Sunkyong. En effet, les matières premières qui entrent dans la composition d’une cassette (pétrole, par exemple), proviennent directement d’une entreprise Sunkyong. Les avantages sont évidents : maîtrise totale des coûts de production et contrôle de la qualité des produits, à toutes les étapes de sa fabrication. Car, pour SKC, la qualité reste l’objectif primordial. Usines ultramodernes, technologie de pointe, contrôles incessants et vérifications toujours plus précises, le goût du perfectionnisme est vraiment poussé à l’extrême. Cette qualité, les vidéophiles français ont pu l’apprécier depuis 1983, date à laquelle SKC s’est implanté en France. Présentes dans tous les formats vidéo grand-public (VHS, VHS-C, 8 mm) et dans toutes les gammes (SKC PG, SHG, Super Hi-fi, Super Pro), les cassettes SKC ont, en commun, d’offrir des images nettes (quasiexemptes de drop-outs), des couleurs naturelles, un son pur et une fidélité de conservation à toute épreuve… La petite taille des particules magnétiques et le soin extrême apporté à l’enduction qui met en œuvre un double traitement de surface expliquent ces excellents résultats, caractérisés par une parfaite homogénéité de la couche magnétique et un très haut niveau de rapport signal/bruit. La qualité des produits, le souci du perfectionnisme, et l’implantation sur le marché français étant maintenant des données acquises, il restait, pour SKC, à développer une politique de communication active et suivie. Tous les facteurs qui ont fait la force et le succès des entreprises asiatiques sont maintenant en passe d’être réunis. Tout nous porte donc à croire que SKC va s’imposer très rapidement et réaliser ainsi son ambition : devenir l’un des grands leaders du marché de la cassette.

Le coup de l’autruche

La musique est restée la même. Mais l’idée s’est affinée, jouant sur le souvenir qu’on gardait forcément des deux films précédents. Le premier se passait sur un bateau, le second dans une benne de téléphérique. «On se fait un petit caprice ?» proposait la superbe créature au héros. Et l’heureux homme chassait d’importuns témoins en hurlant au naufrage («On coule !») ou en actionnant une manette d’évacuation («Terminus !»). Le couple se retrouvait seul à déguster son «Caprice des dieux, caprice à deux.» Un plaisir qui ne se partage pas. Difficile de trouver une suite à ces deux petits chefs-d’œuvre. L’agence BDDP voulait profiter de la complicité qui s’était installée entre le produit et le spectateur (les premières notes de la mélodie servent à elles seules de signe de ralliement), mais la saga était trop jeune encore pour qu’on pût broder dans l’ellipse ou se cantonner au clin d’œil. Le directeur artistique Antoine Belteur et le concepteur-rédacteur Bruno Lacoste (un couple inséparable et déjà mythique dans l’anthologie de la pub : Hachette, Michelin, 1664…) ont donc décidé de conserver exactement l’idée initiale, mais de la faire glisser vers la farce, le «nonsense» des Britanniques. Ils ont demandé à Jugnot de filmer le tout. Le héros est, cette fois, maître nageur, veillant sur un troupeau de corps avachis sur la plage. La femme est en maillot, masque et tuba, grimpe à l’échelle, propose son caprice. «Grand concours d’autruches !» hurle le maître nageur dans son porte-voix. Et la foule —très Bronzée — s’enfouit avec ravissement la tête dans le sable. Les figurants ont été trouvés sur place. La naïade à Paris. Pour le maître nageur, le choix fut plus délicat. Il fallait quelqu’un de musclé sans l’être trop, avec surtout le front bas et borné des surfeurs californiens. Les postulants français étaient ventrus ou culturistes, les Mexicains n’avaient pas l’air assez obtus. On trouva enfin la bête à Los Angeles. Tout était prêt pour le tournage, les trous creusés dans le sable. Manquait une chute au film. Barthuel et Lacoste, avec la modestie des très grands, chargèrent Jugnot de l’imaginer. A la fin, perchée sur la chaise du maître nageur, la jeune femme entreprenante baisse la tête, comme une petite chatte soumise. Elle a remonté son masque sur ses cheveux, on a envie de la serrer contre soi. Pas le champion de natation. Tirant un peigne des confins de son caleçon, il vérifie dans le reflet du masque que son front n’a pas bougé.

Les classiques 1 (jeux d’arcade)

La mode, comme les disques, est à la compilation. Alors Titus a eu l’excellente idée de ressortir des jeux qui, bien qu’anciens, n’en sont pas moins de qualité. Et c’est l’occasion pour les plus jeunes de découvrir les must qui ont fait la joie de leurs grands-frères, lesquels avaient (sourire condescendant oblige) un Apple II ou un TRS 80. Quelle époque ! Les Classiques 1 comprennent trois «oldies» : un Space Invaders, très rapide et plein de souvenirs, un mur de briques qui vous renvoie un nombre invraisemblable de balles, et surtout un PAC Man réactualisé, capable de mettre le turbo. Mais attention : l’utilisation de ce dernier fait perdre des points. Cruel dilemme ! Faut-il faire des points ou faire des tableaux ? Des jeux à découvrir ou plutôt à redécouvrir.

Vie et mort des dinosauresVie et mort des dinosaures (jeu didactique)

Quoi de plus merveilleux que de voir surgir d’une époque révolue ces gigantesques monstres disparus depuis des millénaires ? Superbe comme une revanche de l’histoire. Ce jeu didactique, avec possibilité de sauver les textes sur imprimante (très pratique lorsque l’on cherche une référence), permet d’étudier la paléontologie. Réalisez vous-même des fouilles au cœur des déserts perdus, et faites bien attention à ne pas détruire les précieux ossements que vous devez ramener au musée et répondez aux questions, difficiles, de trois examinateurs. Pas évident, à moins que le sujet ne vous passionne depuis longtemps. Des millénaires peut-être ?

Sega l’alternative

Lorsque la console Sega est arrivée au bureau, je ne voyais vraiment pas l’intérêt de ce micro sans clavier. Peut-être avais-je en mémoire les consoles d’antan, de piètre qualité. Et puis, à l’usage, et devant la beauté des graphismes, il s’agit bel et bien d’une alternative pour ceux qui s’intéressent plus particulièrement aux jeux d’arcade. Les purs et durs de la gâchette. Ceux qui tirent plus vite que leur écran. A ceux-là, l’achat du pistolet est indispensable. La version d’Out Run, un des meilleurs programmes de conduite automobile, est particulièrement belle. Les cartouches atteignant jusqu’à deux méga octets de mémoires permettent d’atteindre un excellent niveau de qualité. De toute façon, le rapport qualité/prix de cette machine fait que l’on peut parler de l’alternative Sega.