Série B

Défaite américaine, la guerre du Viêt-Nam est devenue un véritable filon pour les producteurs hollywoodiens. Imaginons un instant, sur le plan cinématographique, une victoire de l’Oncle Sam !… Treize années après la chute de Saïgon, «la sale guerre» fait aujourd’hui recette. Après le succès mérité de quelques grosses productions (voir «le dossier Viêt-Nam en vidéo» dans OKP n° 82), la série B semble découvrir à son tour cette période douloureuse de l’histoire militaire américaine.

Ainsi, on peut jeter un regard intéressé sur U.S. Marine (Firebird Conspiracy-1 986-1 h 32) qui joue essentiellement la carte du spectaculaire : alors que le Viêt-Nam est pratiquement aux mains des troupes communistes, le capitaine Beck est chargé de faire passer en Thaïlande l’agent Van Tuyen, Vietnamien du Sud et possesseur d’un microfilm explosif qui pourrait déstabiliser la Maison Blanche. Une longue et meurtrière chasse à l’homme s’engage. Mais Beck et ses compagnons ne sont pas des gibiers faciles… Sans être une œuvre d’une perfection absolue, notamment au niveau de sa réalisation et par son manichéisme primaire, U.S. Marine reste un bon et musclé film d’aventures dans lequel sont exposées, sans vergogne, les horreurs de la guerre. Quittons la jungle vietnamienne pour la pampa colombienne. Dans Six hommes pour sauver Harry (Lets Get Harry-1987- 1 h 39), l’ambassadeur des États-Unis et Harry Burck, un ingénieur, sont enlevés par un puissant trafiquant de drogue qui veut obtenir la libération de ses complices. Devant l’inertie du gouvernement américain, le jeune frère d’Harry et ses amis décident de partir en Colombie. Ils engagent un mercenaire, ancien héros du Viêt-Nam… Un récit pas toujours vraisemblable mais très haletant, dans lequel de paisibles ouvriers américains se transforment en apprentis-Rambo. Imaginée par Samuel Fuller, cette histoire, au patriotisme un peu enfantin, est signée par un mystérieux Alan Smithee au demeurant cinéaste efficace. En mercenaire désabusé, l’excellent Robert Duvall fait un numéro de choc. Écrit et interprété par Bill Holliday, décédé à la fin du tournage (le film lui est dédié), Anti-terroriste Force (1 985-1 h 25) est un petit polar sympathique : à la Nouvelle-Orléans, deux flics aux méthodes musclées traquent de dangereux terroristes… Ce scénario trépidant, aux nombreuses péripéties, bénéficie d’un montage rigoureux qui rachète une mise en scène impersonnelle. Reste une série B honorable et jamais ennuyeuse. Excellente surprise que Martin’s Day (1 9 8 4 – 1 h 34), production canadienne où l’émotion se mêle habilement à l’aventure et à la comédie : forçat évadé, Martin a une idée fixe : retourner sur les lieux de son enfance. Poursuivi par de nombreux policiers, Martin prend en otage un petit garçon au regard triste qui se nomme… Martin ! Une solide amitié va naître entre le kidnappeur et le kidnappé… Course-poursuite effrénée, Martin’s Day est surtout l’histoire de deux gamins, un grand et un petit, qui courent vers un rêve de liberté et de bonheur. Richard Harris et le petit Justin Henry forment un duo étonnant. Malgré une jaquette fausse et laide, ne ratez pas ce film d’une sensibilité débordante. L’inoubliable Partie de Blake Edwards (disponible chez Warner) semble avoir inspiré le scénariste de R.S.V.P. (1 984-1 h 22), curieux mélange de film-sexy et de comédie de mœurs : un producteur donne une réception en l’honneur d’un écrivain dont il veut porter à l’écran le dernier «best-seller», satire féroce d’Hollywood. Mais tous les invités ont des noms connus. Les règlements de comptes commencent… Quelques bons gags ponctuent cette gentille comédie dont le délire des dialogues originaux semble fort bien rendu par une version française soignée. Terminons enfin avec le tueur psychopathe du mois qui sévit dans House on SororityRow (1 98 2 – 1 h 32) : un mystérieux assassin commet d’effroyables meurtres dans un collège de jeunes filles… Plutôt soigné, avec en prime une musique superbe jouée par l’Orchestre Philarmonique de Londres, ce petit film d’horreur aligne malheureusement tous les poncifs du genre. «Plus rien n’a de limites…» annonce la jaquette. Sauf l’imagination, semble-t-il…

Histoires fantastiques (Amazing stories)

Histoires fantastiquesLa mascotte : Jonathan, mitrailleur en mission au-dessus de l’Allemagne, est bloqué dans la tourelle ventrale de son avion. Et l’engin va devoir atterrir, en catastrophe, sur le… ventre. C’est la mort certaine, à moins d’un miracle… Papa, momie : Pour les besoins d’un film, un acteur se balade dans les marais, déguisé en momie. Or, une vraie momie sévit depuis des siècles dans la région. Aïe, aïe, aie…

La mauvaise tête : Deux étudiants, sévèrement punis par leur irascible professeur de littérature anglaise, lui jettent un mauvais sort. Mais une légère erreur dans la préparation des ingrédients va provoquer un énorme retournement de situation… Ces trois sketches, tirés de la série Amazing Stories, ont été produits par Spielberg pour la télévision américaine. L’humour côtoie ici le fantastique avec maestria et le premier épisode (réalisé par maître Spielberg) ajoute, en plus, une note de poésie superbe. Un véritable régal, donc.

De sang froid (The boys nextdoor)

Ayant obtenu leur diplôme de fin d’année, deux adolescents désœuvrés font une virée à Los Angeles, avant leur départ pour le service militaire. Leur itinéraire est ponctué de violences qui vont jusqu’au meurtre. Le titre français, idiot, prête à la confusion avec le film de Richard Brooks, d’après le best-seller de Truman Capote. Le film de Penelope Spheeris est un petit film brutal et sans concession qui peint avec justesse une certaine jeunesse désœuvrée. A découvrir.

Le lendemain du crime (The morningafter)

Actrice alcoolique, Alex se réveille après une nuit d’ivresse dans le lit du roi du porno californien, dont le corps gît, poignardé, à ses côtés. Sans alibi, elle tente de fuir Los Angeles. Sur son chemin, elle tombe sur un ex-flic, qui va l’aider. Qu’est allé faire Sidney Lumet dans cette galère ? L’histoire policière est d’une banalité à pleurer et le suspense, très artificiellement maintenu. L’ensemble vise uniquement à offrir à Jane Fonda une performance «oscarisable». Mais le film, impersonnel, ennuie. Sauf dans la dernière scène où les comédiens apportent, enfin, l’émotion.

Angel Heart, aux portes de l’enfer

Angel Heart

Harlem 1955. Harry Angel, détective privé, est chargé par Louis Cyphre de retrouver un certain Johnny Favorite, un crooner à succès qui a brusquement disparu. L’enquête d’Harry le conduit dans une histoire mystérieuse qui finit par le remettre lui-même en question. Angel Heurt est un chef-d’œuvre du film noir. Alan Parker, adaptant un roman fantastique, n’hésite pas à désigner le mal : Satan lui-même. Et son film devient une quête désespérée de l’identité, sous le signe de l’innocence perdue. Admirablement lyrique et magnifiquement interprété, Angel Heurt rappelle que le polar, comme le fantastique, est réussi quand il se situe au cœur du noir.

Mon bel amour, ma déchirure

Mon bel amour, ma déchirurePatrick, jeune zonard délinquant, rencontre dans un petit théâtre une jeune comédienne, Catherine. Une irrésistible attraction physique les unit. Patrick joue avec le désir de Catherine. Celle-ci, décrochant enfin un rôle important, veut se débarrasser de lui. Écrit par Louis Calaferte, auteur de l’inoubliable Requiem des innocents, le film de José Pinheiro aborde le problème des rapports de l’art et de la vie ou, plutôt, comment le premier est nourri par la seconde. Dans sa volonté de franchise, le récit n’évite pas toujours la provocation et les maladresses. Mais cette histoire d’érotisme et de mort a du punch.

Marathon

Charles Forsythe, un major de l’armée américaine, sert sur la base de l’OTAN à Rome. Une blessure au Viêt-Nam lui a laissé des séquelles psychiques, qui se traduisent par des actes de cruauté vis-à-vis de ses hommes. Sarah, sa femme, enceinte, l’ayant empêché d’obtenir une promotion, il lui administre une violente correction qui coûte la vie au bébé. Pour se venger, Sarah décide de battre son mari, là où la blessure sera la plus profonde : le marathon, dont il sort habituellement vainqueur. Le dernier film de Terence Young sort en vidéo avant le cinéma, ce qui est déjà un événement en soi. L’œuvre est inégale ; le début est assez mou, comme si Terence Young s’en désintéressait ; par contre, dès le premier affrontement entre le major et sa femme, le réalisateur retrouve un punch qui n’est pas sans rappeler celui du célèbre huis clos de Seule dans la nuit. Mais, après la séquence du marathon, débute une enquête de police sur la disparition du major qui est très bavarde et n’a pas vraiment d’intérêt. Heureusement, la scène finale, le dernier affrontement, se conclut de façon originale et ramène l’émotion au premier plan.

L’hommage du jour

Claude François«Claude François, notre dernière idole» est un document destiné à tous les fans du chanteur disparu en 1978. Dans cette cassette, les Clodettes racontent leurs débuts, leur vie au sein de la troupe et parlent de leurs activités d’aujourd’hui. Elles livrent de nombreuses anecdotes sur Claude François. Ces interviews sont entrecoupées d’extraits d’émissions télévisées et d’un reportage sur la première tournée du chanteur en 1964. La cassette est disponible en vente par correspondance chez PLP Vidéo, BP 185, 06024 Nice Cedex. Tél. : 93 83 46 60. Prix : 219 francs.

Le cinéma en musique

Des festivals ayant pour thème la musique ou le cinéma ne manquent pas. Pourtant, à ce jour, aucune manifestation n’a réuni ces deux arts. C’est chose faite avec Musimage, qui se tiendra à Paris du 16 au 23 novembre au Palais de Tokyo. Ce festival proposera, à travers des expositions, des projections, etc., une vitrine de l’univers merveilleux du son. Les cinéphiles découvriront à la Cinémathèque française les premiers films parlants, et une programmation quotidienne, à la salle Chaillot, offrira une sélection de films qui ont marqué l’histoire de la musique. Par ailleurs, le Kino panorama présentera, le 22 novembre à 22 h, une projection spéciale Musimage.

Vive la nature

nature ecologieLes 7e Rencontres internationales de l’environnement et de la nature se sont déroulées du 5 au 9 octobre à Rochefort-sur-Mer. Cette manifestation a proposé plusieurs colloques et points de rencontres, plus particulièrement sur les thèmes « Europe, énergie, environnement» et «Qu’est-ce qu’un écologiste en 1988?» Ce festival a voulu également sensibiliser les industriels aux problèmes d’énergie et de pollution. Pour la première fois, les Riena ont présenté« une sélection d’images de synthèse sur la nature. Ces rencontres ont donné leur chance à des réalisateurs et ont permis de sélectionner des longs et des courts métrages sur le thème de l’environnement. Parmi les œuvres retenues, on a pu découvrir «Le voyage» de Peter Watkins, un film sur la paix et le désarmement dans le monde, «La division» de Bertrand Verhaag, «L’eau… la misère» sur les problèmes de certaines populations d’Afrique qui consomment en abondance une eau polluée. «Impuissance? Résistance?» du réalisateur allemand Wolfgang Jung, «La dette», et «La nuit de l’océan» d’Antoine Perset.

Prince en vedette

PrinceL’événement du mois de la vidéo musicale est la sortie de deux cassettes sur Prince, l’une chez UGC, en distribution chez WEA Music, et l’autre chez Polygram Music Vidéo. «Prince sign of the times» (UGC) a été lancé aux Etats-Unis comme le premier. film-concert interdit aux moins de treize ans. C’est un condensé de la tournée européenne du chanteur en 1987. Enregistré en 24 pistes et mixé par Sheila E., « Sign of the times» est une véritable fête du son, mais aussi de l’image. On y retrouve toute la folie et la démesure du créateur de «Purple rai». Quant à «Prince and the revolution » (Polygram Music Vidéo), il s’agit de la réédition, en une seule cassette, du concert donné le 30 mars 1985 à New York. Ce spectacle de deux heures regroupe une vingtaine de titres dont « Let’s go crazy», « Purple rai, «Take me with U» et «Nikki». Grâce à ces deux titres, les inconditionnels de Prince ont l’opportunité de suivre l’itinéraire et l’évolution de ce chanteur hors du commun. Prix de chaque cassette : 150 francs environ.

La conquête du ciel en images

Pathé

Créée en 1985 par des passionnés de l’aviation, World Business compagny est une société de production et de diffusion de films institutionnels. WBC dispose d’une filiale américaine et a réalisé, entre autres pour France Telecom, le film pour l’exposition des télécommunications à Genève. Par ailleurs, la société a acquis les droits de l’histoire de l’aviation, une série télévisée produite par Pathé et TF1, et réalisée par Daniel Costelle. Cette série est commercialisée par correspondance sous la forme de sept cassettes d’une heure retraçant l’histoire de l’aviation depuis ses débuts jusqu’aux années 70. Partant d’Icare pour arriver au Concorde, Daniel Costelle a accompli un véritable travail d’historien et a sélectionné une quantité de documents pour relater cette fabuleuse aventure. L’aviation débute par de nombreuses expériences de vol plané. En 1897, Ader réussit le premier vol avec un avion muni d’un moteur à vapeur. En 1900, les frères Wright résolvent le problème avec un moteur à explosion,. monté sur un planeur. San-tos-Dumont, Farman effectuent des vols remarquables. En 1909, Louis Blériot traverse la Manche. La guerre de 14-18 fait faire de grands progrès à l’aviation. Les grandes lignes de transport s’organisent. En 1927, Lindbergh traverse l’Atlantique. Les liaisons entre les continents s’établissent. Les vitesses augmentent et dépassent les 500 km/h. Les records \d’altitude atteignent 12 000 mètres. Au cours de la guerre 39-45, les forces aériennes jouent un rôle déterminant et l’aviation augmente prodigieusement ses possibilités. En 1947, Des premiers Chuck Yeager est le premier à passer le mur du son. Durant cette période, les constructeurs effectuent des recherches tous azimuts et la technique ne cesse d’évoluer jusqu’à nos jours. Cette histoire de l’aviation en images est un document exceptionnel pouvant à la fois intéresser les inconditionnels de l’aéronautique et les jeunes qui se passionnent pour l’histoire des hommes. La conquête du ciel a profondément modifié le monde dans lequel nous évoluons. La série de sept cassettes est présentée dans une mallette à laquelle s’ajoute le superbe album de Larousse sur l’histoire de l’aviation. Pour illustrer l’édition vidéo, WBC a confié au peintre René Botti le soin de mettre en image l’homme, l’imaginaire et la technique. Les sept émissions sont traduites en anglais et vont être commercialisées aux Etats-Unis, début janvier. WBC envisage de donner une suite à la série et de mettre sur le marché de nouvelles cassettes traitant de la période de 1970 à nos jours. Parallèlement, World Business compagny lance une histoire de la marine (sept cassettes d’une heure) au Salon nautique le 3 décembre, et une histoire des trains (six cassettes d’une heure) pour les fêtes de fin d’année. WBC a, d’ailleurs, plus d’une corde à son arc puisque la société a un hélicoptère et s’est associée à France Copter, qui en possède cinq, pour assurer les transports des particuliers et des professionnels. Pour tout renseignement concernant l’histoire de l’aviation, contacter Patrice Schilling et Rémy Colmant à VVBC, 34, rue de la Saussière, 92100 Boulogne. Tél. 46 04 81 50.

Yoga à domicile

yogaLe yoga est une méthode simple de gymnastique exerçant à la fois le corps et l’esprit. La méthode progressive de Maître N’Guyen Qué est maintenant disponible en cassettes, par séries classées à deux niveaux. Chaque série commence par une séance de relaxation et se termine par la posture de l’arbre et une relaxation. L’adepte du yoga regarde d’abord la cassette, puis exécute les mouvements les yeux fermés, tout en suivant le rythme. La méthode est disponible chez Servo Sarl, 18, Champs-Elysées, 75008 Paris. Tél. 47 23 78 20. Prix de chaque cassette 250 francs.

Nouveaux produits Allsop

Des recherches récentes ont montré que la plupart des problèmes des magnétoscopes venaient du manque d’entretien des appareils. Le nouveau système Allsop 3 nettoie en même temps les trois éléments essentiels du système de lecture (tête de lecture/enregistrement, guides de bandes et galets presseurs). Cette garantie de propreté est rendue possible par l’utilisation d’une bande spéciale, Ribtex. La cassette autonettoyante Allsop 3 est disponible dans le format VHS, mais aussi dans les standards Bétamax, 8 mm et V 2000. Par ailleurs, Allsop commercialise un nettoyeur de compact disc et une cassette Allsop audio 3 pour platines cassettes, autoradios ou baladeurs.

Warner et la vente

Comme pour «Le nom de la rose», Warner Home Vidéo sort, en première exclusivité, deux films à la vente (prix : 199 francs) dans les vidéoclubs et les grandes surfaces. Il s’agit du dernier James Bond «Tuer n’est pas jouer» et de «Au revoir les enfants» de Louis Malle. «Tuer n’est pas jouer» avec Timothy Dalton vient ainsi compléter la collection qui regroupe déjà les quatorze premiers films de la série, de «James Bond contre Docteur No» à «Dangereusement vôtre». Quant à «Au revoir les enfants», ce film est très attendu dans les points de vente puisqu’il a obtenu sept Césars en 88, dont celui du meilleur film et le Lion d’or à Venise en 87. Il est intéressant de rappeler que le film de Louis Malle a réalisé en salle 900 000 entrées sur Paris et plus de trois millions sur toute la France.

Editeur belge, une fois

Depuis 1984, Peter Buratto, de Belgium Production Vidéo, s’occupe de l’édition et de la distribution de cassettes en Belgique francophone. En tant qu’éditeur, Peter Buratto a sorti, entre autres, des titres comme «Starfighter», «Teen wolf», « Soleil d’automne » avec Gene Hackman et Ann-Margret, «Palace » avec .Claude Brasseur et « La galette du roi», et sous le label Dynasty Films, «Osa» et «La revanche des mortes vivantes». En tant que distributeur, la société travaille avec des éditeurs indépendants tels que Col-max, Antarès, Penguin, Highlight, Alpha et VCV. La force de vente comprend cinq représentants qui sillonnent le pays. «Nous sommes surtout en contact avec les vidéoclubs, souligne Peter Buratto, et nous commençons un peu à travailler avec les grandes surfaces. Le système locatif est encore bien implanté en Belgique et une quinzaine de vidéoclubs ont commencé la vente au public, ce qui est encore très faible. La profession est relativement stable et nous subissons assez peu la concurrence de la télévision. Malheureusement, Canal + arrive en 89, et la venue de cette chaîne va sans doute déstabiliser le marché de la location».

VDM au service des 7 d’or

Pour la première fois, la vidéo a suppléé à la télévision. En effet, à l’issue de la cérémonie des 7 d’or, l’intégrale de la non-retransmission télévisée a été offerte à tous les invités, sous la forme d’une cassette. Réalisée en un temps record par les techniciens de VDM, cette cassette a été conçue en accord avec Télé 7 Jours, Antenne 2 et Georges Cravenne, l’organisateur. Cet enregistrement « historique» est à marquer dans les annales de la télévision puisque la 4″ nuit des 7 d’or n’a pas été programmée dans son intégralité sur le petit écran.

Sony en Alsace

logo de la marque SonySony, constructeur japonais de matériels électroniques grand public, a choisi la France pour y fabriquer ses nouveaux magnétoscopes VHS destinés au marché européen. La firme japonaise va augmenter son unité de production de Ribeauvillé en Alsace, qui va passer de 9500à 23 000 mètres carrés. La production commencera dès le printemps 89. La société nippone sortira, presque’ tout de suite, 20 000 magnétoscopes par mois et lancera la fabrication de caméscopes. Jusqu’à présent, l’usine de Ribeauvillé ne montait que des éléments de caméras, envoyés ensuite en RFA. Ribeauvillé deviendra ainsi le deuxième plus grand site industriel de Sony en Europe.

La Pologne par satellite

Dans la nuit du vendredi au samedi 24 septembre, la première émission en polonais a été diffusée par satellite. Les téléspectateurs français munis d’une antenne parabolique ont pu découvrir, à une heure fort tardive, une émission consacrée à Lech Walesa.

Nouveaux labels

Scorpio Vidéo, c’est le nouveau label en distribution chez Vidéofilms. Le premier titre paru dans cette collection est «Class 89» avec Adam Baldwin, fortement remarqué dans le film de Stanley Kubrick «Full metal jacket». «Class 89» est un film d’action qui s’inscrit dans la lignée de «Class 84s, disponible chez UGC. Par ailleurs, Vidéofilms distribue un catalogue de films érotiques, Boys Vidéo. Trois titres débutent cette collection :«La Vénitienne» avec Laure Antonnelli, «La fille aux bas nylon» et «On l’appelle sœur Désir».

Le cinéma en poche

Après l’énorme succès de la BD de poche, les éditions J’ai Lu lancent une nouvelle collection tout en couleur : J’ai Lu Cinéma. Cette collection s’adresse à un très large public, à tous ceux qui aiment le cinéma et que le 7e art fait rêver. Ces petits ouvrages, écrits par des spécialistes du cinéma, traitent des grands réalisateurs, des grands acteurs, des grands genres et des grands films. J’ai Lu Cinéma débute avec six titres : «Autant en emporte le vent», «-Romy Schneider», «Gérard Depardieu », «Marilyn Monroe», «Clint Eastwood» et « Le cinéma érotique». Prix : 32 francs.

La palme des inédits

«Project X», Grand prix Vidéo des films inédits à Cannes, sort chez CBS-Fox Vidéo à la fin novembre. Cet excellent film d’aventures, qui avait remporté les suffrages du public cannois, est signé Jonathan Kaplan et a pour vedette Matthew Broderick, le jeune comédien révélé dans «War games».

Pleins feux sur le code barre

code barre
Un magnétoscope qui lit le programme télé, se programme automatiquement et enregistre dès le début de l’émission, quel que soit le retard d’horaire, c’est possible! Ce nouveau système de lecture optique ne peut prendre véritablement son ampleur que si les journaux télé acceptent de compléter leur grille de programmes d’un code barre, identique à celui que l’on trouve sur les emballages de produits alimentaires. Pour programmer le magnétoscope, il suffit de passer le crayon optique sur le code barre comprenant toutes les informations de l’émission : le jour, l’heure, la durée et la chaîne. Peu de foyers français, à l’encontre de la RFA et du Japon, sont équipés de ce type de magnétoscopes (Panasonic puis Blaupunkt ont été les premiers à le proposer en France). Mais il semble que l’offensive soit imminente chez tous les fabricants du standard Sécam. Notre confrère Télé Ciné Vidéo avait été le premier magazine à proposer à ses lecteurs la grille de programmes TV accompagnée d’un code barre en 1987. Depuis le mois dernier, c’est l’hebdomadaire Télérama qui a inséré des codes barres de programmation correspondant aux films de la semaine. Il semblerait que d’autres hebdomadaires de télévision s’apprêtent à suivre la même voie.

Marilyn, indiscrétions confessées

MarilynOn a tout dit sur Marilyn. Enfin presque… Il fallait ajouter aux multiples ouvrages qui lui sont consacrés ce livre émouvant de Lena Pepitone. « Marilyn secrète » est une bible d’anecdotes poignantes sur celle que certains considèrent comme la plus grande star du cinéma américain. Durant cinq ans, l’auteur de ce livre a partagé l’existence du sex-symbol et nous révèle, à grand renfort de détails, la face cachée de Norman Jean. En témoin privilégié, Lena Pepitone relate ici les derniers instants d’une carrière, d’une vie tumultueuse et riche en bouleversements. Les habitudes de la star et ses passions BD en délire nous sont contées comme elles ne l’avaient encore jamais été. Entrez dans la légende. « Marilyn secrète » par Lena Pepitone, Pygmalion, 79 francs.

BD en délire

Attention ! Sauve qui peut ! Tous aux abris ! Le revoici… Redoutable, formidable, incontournable, Léon Van Oukel alias Léon-la-Terreur l’Attila bouffon de la BD hollandaise est de nouveau sur la brèche. La clarté limpide du dessin reste inversement proportionnelle au délire et à l’énormité de son inspiration. La première histoire, à elle seule, est un chef-d’œuvre, un monument complètement fou, d’une modernité inouïe. Suit une collection de gags facétieux, de provocations hilarantes. Léon bouscule les convenances sociales, se moque de la bienséance, pulvérise les tabous (en particulier, celui de la scatologie). Bref, il est indispensable. « Léon la Terreur fait des vagues », par Theo Van Den Boogaard et Wim T.Schippers, L’Echo des Savanes/Albin-Michel, 49francs.